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Radiologie : des délais raccourcis, rapport express et horaires élargis

A l’Hôpital de Morges, le Service de radiologie met un point d’honneur à proposer une admission rapide à ses patient·e·s. Les horaires ont ainsi été récemment étendus. Depuis l’an dernier le Dr Osama Nadjar, Chairman du service, a mis en place une nouvelle équipe médicale, composée de trois radiologues chefs FMH. Quotidiennement, ils mettent leurs compétences au service des patient·e·s en pratiquant une large gamme d’examens et en travaillant en étroite collaboration avec les autres spécialistes de l’EHC. Ils ont réuni les conditions pour que les rapports écrits des examens soient délivrés rapidement, en 24-48h.

Un confort amélioré pour les patient·e·s

Différents aménagements ont été récemment apportés au sein du Service radiologie pour le confort des patient·e·s, notamment la rapidité des admissions effectuées dorénavant dans le service même. Par ailleurs, le service a nettement gagné en efficience et rapidité de transmission des résultats, par voie téléphonique en urgence afin de diminuer le temps d’attente. Le service transmet le jour même, ou au maximum dans les 24-48 h, le rapport écrit des examens aux médecins référents des patient·e·s. En parallèle, les horaires de l’IRM ont été dorénavant étendus du lundi au vendredi, de 8h à 18h00, ainsi que le samedi matin. A l’heure actuelle, l’Hôpital de Morges est le seul établissement régional à proposer une ouverture de son IRM le samedi matin, offrant ainsi une meilleure disponibilité à ses patient·e·s. La prise en charge optimale des patient·e·s avec pacemakers et défibrillateurs implantables suit un protocole de sécurité développé en collaboration avec le Service cardiologie de l’EHC.

Complémentarité de l’équipe de radiologie

L’équipe de radiologie est dotée d’un large éventail de compétences – de la sénologie à l’ostéo-articulaire en passant par l’antalgie –  et offre ainsi une gamme complète de prestations à ses patient·e·s (scanner spiralé, infiltrations du rachis, infiltrations sous ultrason et CT, biopsie). Le Dr Nadjar explique ainsi la démarche de l’équipe : « De manière collégiale et partageant une même vision, nous travaillons en complémentarité dans nos compétences respectives, ce qui nous permet de couvrir tout le spectre des activités radiologiques. »  Un nouveau médecin spécialiste FMH en neuro-radiologie viendra d’ailleurs, cette année, intégrer l’équipe qui possède déjà deux médecins chefs référents en sénologie (Dr Quc Duy Vo et Dr Arezki Bensaïd).

Dans des situations médicales complexes, le regard croisé et interdisciplinaire d’autres spécialistes est sollicité pour assurer la continuité des prestations. L’équipe TRM de radiologie s’est également formée en hypnose « L’Hôpital de Morges est précurseur dans ce domaine, ce qui permet d’accompagner les patient·e·s lors des examens radiologiques. L’IRM, par exemple, peut générer de l’anxiété par sa configuration en tunnel et les bruits qu’il émet ». Les témoignages élogieux de patient·e·s, attestent des nombreuses qualités d’une équipe qui se veut disponible et à leur écoute : « Vos collaborateur·trice·s sont très professionnels, très dévoués et très gentils envers les patient·e·s. »

Contact pour vos rendez-vous  :

Tél. 021 804 27 03
Email : radiologiex@ehc.vd.ch

Photo © Maud Guye-Vuillème pour l'EHC

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Un centre médical d’envergure flambant neuf à Aubonne

Après six mois de travaux, le Centre médical d'Aubonne a accueilli ses premier·ère·s patient·e·s ce matin dans ses nouveaux locaux, entièrement rénovés. Pour mieux servir sa population, le centre a été réaménagé et agrandi pour offrir une nouvelle gamme de prestations dans un espace moderne et lumineux au cœur de la Côte. Devenu le plus grand centre médical de l’EHC, il compte désormais 10 cabinets de médecine de famille et de médecine spécialisée, une radiologie et un laboratoire.

Une offre complète au service de la région
Niché au cœur de la Côte, le Centre médical d’Aubonne a été entièrement réaménagé pour offrir des consultations de médecine de famille et de médecine spécialisée en psychiatrie et psychothérapie, en gynécologie-obstétrique, en orthopédie et en ophtalmologie ainsi que des prestations de physiothérapie, d'ergothérapie et de diététique. Il est aussi équipé de manière à pouvoir réaliser, sur place, les principales investigations de radiologie et de laboratoire et offrir ainsi une large palette de soins. « Avec cet agrandissement, les patient·e·s d'Aubonne bénéficient désormais des consultations de spécialistes et des investigations radiologiques au sein même de leur région » explique le Dr Mikael de Rham, Directeur général de l’EHC.

L’équipe médicale réunit des médecins installés de longue date sur Aubonne, comme le Dr Sébastien Jotterand et le Dr Yodok Lustenberger qui cherchaient depuis un certain temps à regrouper leurs compétences au sein d’une même structure et ainsi contribuer aux échanges interdisciplinaires dans la région, au bénéfice de leurs patient·e·s. « Rejoindre ce nouveau centre pour moi, plutôt qu’un rêve, c’est comme une récompense » se réjouit le Dr Jotterand. Entreprise formatrice, l'EHC permet également aux médecins de rejoindre le centre à temps partiel afin qu'ils puissent poursuivre leur formation postgrade.

Les 4 missions de l’EHC à Aubonne
Situé dans l’aile Est de l'Hôpital d'Aubonne, le nouveau centre a été complétement repensé sur une surface d’environ 500m2 avec une nouvelle ergonomie, des puits de lumière, une entrée dédiée au rez-de-chaussée de l’hôpital et un accès facilité pour les personnes à mobilité réduite. Son agencement a été élaboré en collaboration avec les médecins qui s’y installent afin de répondre au mieux à leurs besoins ainsi qu’à ceux de leurs patient·e·s. Luc-Etienne Rossier, Syndic d’Aubonne, est heureux de ce nouvel atout pour la région : « La création dans l’aile « Est » de notre hôpital de dix cabinets médicaux parfaitement complémentaires, accompagnés d’une radiologie et d’un laboratoire […] est, dès lors, une opportunité magnifique qu’Aubonne et toute la région saluent. Avoir ainsi, au cœur de la Côte, un panel médical de cette qualité est vraiment quelque chose d’exceptionnel. »

Proche des vignes et du bourg, l’Hôpital d’Aubonne est au service de sa région depuis 1873 et fait partie des trois hôpitaux à l’origine de la création de l’EHC. Depuis, il est devenu un concentré de l’institution avec un plateau hospitalier complet moderne et regroupe les 4 missions de l’EHC en un même lieu : la médecine de premier recours, renforcée par l’agrandissement du centre médical, les soins aigus avec des lits de médecine interne reconnus et une unité de soins palliatifs, un centre de traitement et réadaptation ainsi que des prestations de long séjour avec son EMS. « L’ensemble des Amis de l’Hôpital d’Aubonne est ravi de l’ouverture du nouveau centre médical car nous retrouvons, avec cette nouvelle offre médicale, notre hôpital. La population se réjouit également » conclut Gisèle Burnet, Présidente de l’Association des Amis de l'Hôpital d'Aubonne.

 Photo : © Maud Guye-Vuillème pour l'EHC
Prise de rendez-vous ici

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La stérilisation centrale de l’EHC certifiée ISO 13485 : 2016

Dans le cadre de la poursuite des processus qualité, la stérilisation centrale de l’EHC est certifiée selon la norme ISO 13485 : 2016 (Dispositifs médicaux - Systèmes de management de la qualité - Exigences à des fins réglementaires).

Chaque année, un audit de suivi a lieu à la stérilisation centrale tandis que tous les trois ans, un autre audit permet le renouvellement du contrat de certification. La délivrance de la norme par l’Association Suisse pour Systèmes de Qualité et de Management (SQS), marque l’aboutissement d’une étape importante. L’audit, à l’issue duquel la norme ISO a été délivrée, incluait l’évaluation et la démonstration de l’efficacité du processus de stérilisation des dispositifs médicaux, à travers différents objectifs et indicateurs. Toutes nos félicitations aux équipes qui ont mené ce projet !

Quel est le rôle de la stérilisation à l’EHC  ?

La stérilisation centrale de l’EHC, située à l’Hôpital de Morges, est spécialisée dans le retraitement des instruments médicaux qui sont utilisés lors d’interventions médicales. Ces derniers subissent un ensemble de procédés (désinfection, nettoyage, contrôle, emballage et stérilisation) visant à garantir la sécurité des patient·e·s.

 

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Reprise des visites à l'EHC sous certaines conditions

Dès vendredi 12 juin 2020, les visites dans les hôpitaux de l’EHC sont à nouveau autorisées mais seront cadrées selon les règles suivantes :

  • 1 visite par jour par patient, d’une durée de 30 minutes maximum
  • 1 personne à la fois dans les chambres à 2 et 4 lits
  • Horaires : de 14h30 à 18h30
  • Obligation de s’annoncer auprès du personnel dans le service. Un filtrage sera effectué et si besoin, les visiteurs seront priés d’attendre à la cafétéria
  • Maintien de tous les gestes barrières : port du masque (nous recommandons aux visiteurs de venir avec leur propre masque), désinfection des mains, distance sociale.

⚠️ Les visiteurs symptomatiques ou malades ne pourront pas effectuer de visites à l’Hôpital de Morges.

Les visites seront, par ailleurs, tracées à l’aide d’un formulaire qui nous permettra de recueillir les informations d’identité des visiteurs.

Pour les visites aux résident-e-s dans les EMS EHC, elles sont autorisées :

  • Sans rendez-vous
  • De 13 :30 à 17 :30, sans limitation du nombre de personnes. Cette contrainte horaire est valable jusqu’à fin juin. Dès le 1er juillet, les visites seront complètement libres, y compris au restaurant pour les repas visiteurs
  • Maintien de tous les gestes barrières (port du masque, distances sociales)

Avec traçabilité à  l’entrée

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Hébergement : des polos colorés pour les collaborateur·trice·s

Les collaborateur·trice·s du Département hébergement de l’EHC bénéficient, depuis le mois de mai 2020, d’une nouvelle tenue. Des polos colorés et nominatifs ont remplacé les blouses d’intendance ou de soins qu’ils portaient jusqu’alors.

De cette manière, les professionnel·le·s des équipes interdisciplinaires œuvrant au quotidien au sein des unités sont reconnaissables par une couleur de polo spécifique aux soins, à l’animation et à l’intendance.

Ces nouvelles tenues contribuent à un climat plus chaleureux dans les EMS qui sont avant tout des lieux de vie. Elles correspondent à l’approche Humanitude© favorisant une vision du « prendre soin » plus globale et communautaire. Olivier Talon, Responsable socio-culturel et SAMS du Département hébergement précise ainsi : « Les polos demandent une certaine adaptation aux collaborateurs, avec l’abandon des blouses de soins aux multiples poches ou la tenue civile qui était en vigueur à l’animation. Cependant, ils sont un signe de ralliement à l’image de nos équipes interdisciplinaires, qui sont une forme de métissage de compétences. »

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Un nouveau centre médical de l’EHC ouvre ses portes à Echichens

Le tout nouveau centre médical de l’EHC à Echichens a accueilli ses premier·ère·s patient·e·s cette semaine. Au calme et dans un environnement verdoyant, il est situé dans le nouveau bâtiment flambant neuf de la Fondation Silo. Dans un contexte de pénurie de médecins généralistes, il offre des prestations ambulatoires principalement de médecine générale et de gériatrie. Très attendue par la population locale, l’équipe du centre se réjouit de démarrer son activité.

Une première dans le canton

Autant du côté de l’EHC que de celui de la Fondation Silo, on se réjouit de cette collaboration. La création d’un centre médical dans un EMS et, dans ce cas particulier, une structure dédiée au maintien à domicile relève d’un caractère pionnier. Dès ses débuts, cette collaboration entre les deux institutions est apparue comme une évidence. Elles bénéficient du même ADN, leur ancrage régional est complémentaire et les expériences de collaborations conduites à ce stade ont été parfaitement réussies. « Cette nouvelle équipe, avec une orientation particulière sur les besoins des seniors, complète parfaitement l’offre de 1er recours déjà existante dans la région et celle des centres médicaux de l’EHC » explique Dr Mikael de Rham, Directeur général de l’EHC. « Silo est heureux d’accueillir ce nouveau centre médical qui est un atout pour ses bénéficiaires, qu’ils soient en long ou court séjour en leur assurant un accès rapide à des prestations médicales adaptées à leurs besoins » précise Jean-François Pasche, Directeur de la Fondation Silo.

Un centre médical aux compétences pluridisciplinaires

Ce nouveau centre médical accueille pour l’instant des médecins généralistes et gériatres. Des médecins spécialistes viendront rejoindre l’équipe dans le courant de l’année. Dotée d’une sensibilité aux médecines complémentaires, l’équipe médicale collabore avec l’ensemble des partenaires de santé de la région, tout en bénéficiant de la proximité avec le plateau technique hospitalier. Le centre médical est aussi équipé de manière à pouvoir réaliser, sur place, les principales investigations (laboratoire) et les actes de soins de même que les consultations par visioconférence. Le centre médical dispose également de locaux spécifiquement adaptés aux personnes âgées, ainsi que d’un parking dédié, offrant ainsi à ses patient·e·s les meilleures conditions d’accessibilité. Pour les résident·e·s de la Fondation Silo, la proximité du centre et de ses équipes permet d’assurer une qualité dans leur accompagnement et leur suivi.

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Nouvelle consultation en oncogériatrie à l’Ensemble Hospitalier de la Côte

Une nouvelle consultation ambulatoire en oncogériatrie est proposée par l’Ensemble Hospitalier de la Côte. A l’initiative de la Dre Nicole Doser, médecin cheffe en gériatrie à l'EHC, les patient·e·s de plus de 70 ans atteint·e·s d’un cancer qui suivent – ou vont suivre  – un traitement oncologique bénéficieront ainsi d’une prise en charge personnalisée. La consultation, ouverte une matinée par semaine à l’Hôpital de Morges, comprend à la fois un dépistage et un bilan qui permettent de personnaliser les soins selon les besoins des patient·e·s.

Du dépistage au bilan, pour une adaptation du traitement

L’ouverture de la consultation en oncogériatrie à l’Hôpital de Morges est l’aboutissement de plusieurs années de démarches et de recherches médicales effectuées par la Dre Nicole Doser, en collaboration avec le Dr Lucien Perey, ancien oncologue à l’EHC qui vient de prendre sa retraite. Cette consultation, soutenue par l’équipe d’onco-hématologie, se déroule sur une base de deux étapes clés. D’abord, un dépistage avec un questionnaire dédié (aussi baptisé screening), permet de donner une image complète du patient et de déterminer s’il est considéré comme vulnérable ou non. Si le résultat s’avère positif, une évaluation gériatrique complète est menée pour permettre d’estimer son espérance de vie et de voir si le patient supportera des traitements oncologiques. Cette évaluation multidimensionnelle prend en compte les risques d’une chimiothérapie, les comorbidités, les désirs des patient·e·s, les risques et les complications possibles. Un bilan avec l’oncologue permet ensuite de déterminer quelle prise en charge est adaptée, de manière personnalisée, selon les aptitudes cognitives et les ressources des patient·e·s. Enfin, suivant les cas, le traitement est ajusté (dosage des médicaments, besoins particuliers) tandis qu’une réévaluation peut se faire pendant le suivi.

Des changements dans la prise en charge des patient·e·s

Selon des études, de telles démarches permettent un changement dans la prise en charge dans environ 21 % des cas, une proportion non négligeable chez les personnes âgées. Selon la Dre Doser « L’adaptation d’un traitement est d’autant plus importante qu’il tient compte de l’hétérogénéité de ce groupe de patient·e·s et de la fragilité de certains d’entre eux, tout en sachant que l’âge biologique et l’âge chronologique diffèrent d’un·e patient·e à un·e autre. » L’existence de cette consultation est le résultat d’une sensibilisation progressive de l’équipe d’oncologie médicale et d’onco-hématologie à la fragilité et à la complexité de la prise en charge des personnes âgées.

De nouvelles thérapies pour augmenter les chances de survie

L’initiative d’ouvrir une consultation en oncogériatrie part à la fois d’un chiffre-clé et d’un constat. On évalue à l’heure actuelle, à 44 %, la proportion de personnes âgées atteintes d’un cancer. En Suisse, près de la moitié des diagnostics de nouveaux cancers concernent des patient·e·s de plus de 70 ans. Or, le « tsunami gris », c’est-à-dire le vieillissement des baby-boomers, amène le système de santé à trouver des solutions adaptées. Les seniors étant également plus à même d’être atteint·e·s de comorbidités (présence d'un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire) l’idée est d’adopter des thérapies adaptées pour augmenter les chances de survie lors des traitements pour le cancer.

 

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" Notre rôle principal a surtout été de rassurer et d’informer les patient·e·s atteint·e·s du CoVID-19 "

Eclairage sur le métier des infirmier·ère·s de liaison qui jouent un rôle essentiel dans cette période de pandémie. Ces derniers garantissent aux patient·e·s, l’accès aux structures de soins appropriées lors d’un retour à domicile ou d’une entrée en court ou long séjour, depuis l’hôpital. Dominique Rateau Montilla et Jacqueline Labhard, infirmières de liaison à l’EHC, témoignent sur leurs expériences et défis liés au CoVID-19.

  • Quel a été votre rôle à l’EHC et quels liens avez-vous assuré durant cette crise ?

D.R.M : Notre rôle principal a été d’informer et de communiquer auprès d’une patientèle qui n’avait pas l’habitude de fréquenter les hôpitaux, dans un contexte d’urgence et de symptomatologie marquée. Les circonstances étaient assez anxiogènes, dues au confinement à l’Hôpital de Morges et à la rupture des contacts avec leurs proches. Nous étions le trait d’union avec l’extérieur, après un séjour dans les unités intensives. De nombreux patient·e·s – y compris jeunes – avaient une grande appréhension vis-à-vis du retour à la maison en quittant le cocon sécurisé de l’hôpital. D’autre part, ces personnes n’avaient pas forcément l’habitude de bénéficier de prestations à domicile. Il a fallu les rassurer, les informer et leur expliquer ce qui pouvait être mis en place à la suite de leur hospitalisation. Nous avons dû beaucoup communiquer avec eux et avec leurs proches.

J.L: Pour l’accompagnement des patient·e·s plus âgé·e·s, nous avons pu renforcer nos collaborations avec le Centre de Traitement et de Réadaptation (CTR) de l’Hôpital de Gilly, les autres CTR et les cliniques privées. L’objectif était, dans le contexte de pandémie, de permettre aux patient·e·s de quitter rapidement l’Hôpital de Morges pour rejoindre ces lieux. Nous avons développé de très belles collaborations avec ces entités, qui ont répondu rapidement aux différents besoins, ainsi qu’avec tous les prestataires de soins de la région et les établissements privés.

  • Quels ont été vos défis en tant qu’infirmières de liaison ?

D.R.M : Dès le départ de la pandémie, nous avons pensé aux patient·e·s atteint·e·s du CoVID-19, en confinement extrême, et à leurs difficultés respiratoires. Nous ne connaissions pas l’ampleur de la première vague et nous observions ce qui se passait dans les pays voisins. Heureusement, nous étions prêt·e·s à l’EHC et nous avons pu bénéficier de l’harmonie et du confort lié à la force de nos collaborations.

J.L: Même si nous étions confiant·e·s car suffisamment préparé·e·s à l’EHC, notre crainte était surtout de ne pas savoir si on allait tenir le coup. Notre défi constant était surtout de trouver des solutions d’accompagnement pour nos patient·e·s à leur sortie de l’hôpital. Nous avons dû également redoubler de précautions avec nos proches, en sachant que nous pouvions être porteuses du CoVID-19. J’ai également dû, durant cette période, assurer en tant que proche aidante, l’accompagnement de certains de mes proches atteint·e·s du Coronavirus.

  • Un témoignage, une anecdote marquante à partager ?

D.R.M  et JL: Nous avons eu plusieurs couples de patient·e·s, dont un dans la quarantaine qui avait un entourage très restreint. Nous avons pu les réunir dans une même chambre, grâce à l’aménagement de l’unité CoVID-19 et nous leur avons expliqué toutes les démarches possibles, après la sortie de l’Hôpital de Morges ainsi que les recommandations d’isolement, ce qui les a rassurés.

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Parlons proctologie avec la Dre Duvoisin et le Dr Petermann

Incontinence, douleurs et saignements au niveau de l’anus sont relativement fréquents et touchent toutes les catégories de la population. Ils occasionnent de l’inconfort et de la gêne, ce qui fait que de nombreuses personnes attendent longtemps avant de consulter. Or, ces symptômes ont, certes, un impact sur la qualité de vie, mais peuvent être soulagés. Le ProctoCentre, centre de proctologie de l’EHC qui a récemment ouvert ses portes à Bussigny, propose une prise en charge spécialisée et interdisciplinaire des différentes pathologies de la proctologie. Rencontre avec deux spécialistes en chirurgie qui accueillent quotidiennement les patient·e·s au ProctoCentre, la Dre Céline Duvoisin Córdoba et le Dr David Petermann.

  • Qu’est-ce que la proctologie en quelques mots ?

Dre Duvoisin : La proctologie rassemble l’ensemble des pathologies de l’anus et du rectum. Elle comprend notamment la maladie hémorroïdaire, l’incontinence anale, ainsi que d’autres pathologies moins connues du grand public: les fistules anales, les fissures anales, le prolapsus rectal, etc. Fréquemment, les médecins généralistes ne sont pas formés pour prendre en charge spécifiquement ces pathologies et ont du mal à les cibler. Ils nous envoient donc – ainsi que les gynécologues – des patient·e·s en consultation. D’autres patient·e·s viennent d’eux-mêmes au ProctoCentre.

Dr Petermann : Il s’agit d’une sous-spécialité de plusieurs branches d’où le fait que la proctologie soit assez méconnue. Elle nécessite pourtant d’être particulièrement bien maîtrisée et en Suisse, seule une partie des chirurgien·ne·s généraux ou spécialisés en chirurgie viscérale et des gastro-entérologues peuvent prétendre la pratiquer. Par ailleurs, c’est une discipline médico-chirurgicale, donc une combinaison de deux disciplines.

  • Quelles sont les pathologies les plus fréquentes en proctologie et les personnes les plus touchées par ces pathologies ?

Dre Duvoisin : Les hémorroïdes sont courantes mais ne constituent pas toujours la pathologie principale chez nos patient·e·s. Il arrive ainsi que nous découvrions régulièrement, après consultation, d’autres pathologies telles que des fissures anales, des abcès, des fistules ainsi que, parfois, un prurit anal (démangeaisons). Les pathologies du plancher pelvien sont aussi assez fréquentes: descente d’organes, troubles de la continence, constipation chronique. Les dysplasies anales sont, quant à elles, plus fréquentes à la fois chez les jeunes et les populations HIV ou homosexuelles.

Dr Petermann : Tout le monde est touché: les plus jeunes de moins de 20 ans, chez qui on diagnostique des fissures anales, des hémorroïdes ou des infections. Les personnes âgées ont plutôt des problèmes fonctionnels : prolapsus rectal, constipation ou incontinence.

  • Quel est l’impact dans leur vie quotidienne ?

Dre Duvoisin : Cela dépend des pathologies mais globalement les gens sont souvent gênés d’en parler. Les troubles du périnée peuvent être relativement handicapants pour les personnes plus âgé·e·s qui n’arrivent plus à sortir de chez elles, par crainte de l’incontinence. Chez les plus jeunes, on parvient le plus souvent à trouver des remèdes qui soulagent rapidement les patient·e·s, en quelques jours. Par contre, certaines pathologies ont parfois un impact prononcé sur la vie professionnelle. C’est le cas plus particulièrement pour les fistules et l’incontinence anale.

Dr Petermann : Comme la fonction défécatoire (selles) fait partie du quotidien, ces pathologies ont un impact sur plusieurs plans, qu’il ne faut pas négliger. Certains symptômes peuvent se répéter sur des mois voire des années, notamment dans le cas des fistules ou des abcès para-anaux. Les patient·e·s concerné·e·s ont des arrêts de travail répétitifs, ce qui peut générer des soucis avec les employeurs. Une bonne communication et prise en charge permettent toutefois d’éviter la spirale des arrêts de travail à répétition. Dans la vie quotidienne, ces pathologies touchent à l’intimé des patient·e·s, notamment la vie sexuelle ; cela génère donc de l’inconfort et une gêne qui ne sont pas négligeables. Ce sont des points que l’on aborde donc avec les patient·e·s.

  • Comment accompagnez-vous vos patient·e·s dans la prise en soins et le suivi au ProctoCentre ?

Dre Duvoisin : Lors d’un premier rendez-vous, nous effectuons une anamnèse qui permet de récolter des informations sur d’autres pathologies potentielles, ainsi que la médication du patient. Ensuite, nous faisons un examen soit sur le côté, soit sur une chaise gynécologique. Selon les demandes, on peut faire un examen interne appelé anuscopie. Nous sommes également équipés pour faire une échographie endo-anale, ainsi que des interventions simples en urgence ou non, en anesthésie locale.

Après le premier rendez-vous, nous suivons et nous revoyons nos patient·e·s, en essayant d’impliquer d’autres disciplines qui pourraient nous donner un avis sur la pathologie si besoin. A l’Hôpital de Morges, nous participons à des colloques interdisciplinaires sur les problèmes d’incontinence et de plancher pelvien pour partager et discuter de certains cas qui nécessitent d’autres avis. Ce colloque nous donne  l’opportunité de partager nos expériences avec des stomathérapeutes, des diététiciennes, des chirurgiens, des gastro-entérologues, des urologues et des physiothérapeutes. Nous trouvons ainsi les solutions les plus adaptées pour répondre aux besoins de nos patient·e·s.

Dr Petermann : Nous avons réussi à instaurer avec nos patient·e·s un climat de confiance en très peu de temps, depuis l’ouverture du ProctoCentre (janvier 2020). Comme nous les examinons au niveau de l’anus, nous avons à cœur de les mettre à l’aise et d’adapter au mieux le traitement et le suivi à leurs pathologies. Nous n’allons donc pas forcément les opérer en pratiquant un geste invasif : la zone de l’anus et du rectum est délicate, il faut éviter des gestes inutiles. Une évaluation précise, spécialisée est donc importante pour délivrer le bon traitement à nos patient·e·s.

Grâce à l’équipement moderne et à l’architecture de notre bâtiment, nous arrivons à évaluer les patient·e·s dans les meilleures conditions possibles. Par ailleurs, le fait que nous soyons deux spécialistes des deux genres nous permet de nous adapter aux préférences des patient·e·s.

  • Quels sont les moyens ou outils dont vous disposez pour améliorer le confort des patient·e·s ?

Dre Duvoisin : Nous aimerions réunir d’autres disciplines au ProctoCentre, notamment pouvoir proposer de la physiothérapie du périnée pour un suivi global et général des patient·e·s, également avec le gastroentérologue. Nous envisageons également de proposer des consultations en diététique et en stomathérapie. Au niveau du matériel, nous avons tout l’équipement nécessaire et aimerions prochainement pouvoir nous doter des équipements pour effectuer des manométries ano-rectales (mesure des pressions).

Dr Petermann : Le ProctoCentre bénéficie d’un plateau technique ultra-moderne et de l’utilisation des dernières techniques de pointe dans le domaine de la proctologie. Nous sommes notamment dotés d’un anuscope à haute résolution pour la détection des dysplasies de l’anus. Il s’agit d’un véritable microscope qui permet d’analyser très finement la muqueuse de l’anus. Il permet également de faire des gestes ciblés sous microscope pour traiter d’éventuelles lésions, de les suivre et de les documenter de manière digitale, par photo. C’est une technologie récente. L’offre de la neuromodulation sacrée pour l’incontinence est un des axes de développement en cours d’expansion.

Le ProctoCentre c’est :

  • des consultations sur rendez-vous, ouvertes tous les jours, sauf le mercredi
  • des consultations en différentes langues, selon les langues parlées par les spécialistes : français, espagnol, anglais (Dre Duvoisin) et français, anglais, allemand (Dr Petermann)
  • une prise de rendez-vous par email, par téléphone, en vous rendant sur place (coordonnées ici).

Photo : © Maud Guye-Vuillème pour l'EHC

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Parlons proctologie avec la Dre Duvoisin et le Dr Petermann

Incontinence, douleurs et saignements au niveau de l’anus sont relativement fréquents et touchent toutes les catégories de la population. Ils occasionnent de l’inconfort et de la gêne, ce qui fait que de nombreuses personnes attendent longtemps avant de consulter. Or, ces symptômes ont, certes, un impact sur la qualité de vie, mais peuvent être soulagés. Le ProctoCentre, centre de proctologie de l’EHC qui a récemment ouvert ses portes à Bussigny, propose une prise en charge spécialisée et interdisciplinaire des différentes pathologies de la proctologie. Rencontre avec deux spécialistes en chirurgie qui accueillent quotidiennement les patient·e·s au ProctoCentre, la Dre Céline Duvoisin Córdoba et le Dr David Petermann.

  • Qu’est-ce que la proctologie en quelques mots ?

Dre Duvoisin : La proctologie rassemble l’ensemble des pathologies de l’anus et du rectum. Elle comprend notamment la maladie hémorroïdaire, l’incontinence anale, ainsi que d’autres pathologies moins connues du grand public: les fistules anales, les fissures anales, le prolapsus rectal, etc. Fréquemment, les médecins généralistes ne sont pas formés pour prendre en charge spécifiquement ces pathologies et ont du mal à les cibler. Ils nous envoient donc – ainsi que les gynécologues – des patient·e·s en consultation. D’autres patient·e·s viennent d’eux-mêmes au ProctoCentre.

Dr Petermann : Il s’agit d’une sous-spécialité de plusieurs branches d’où le fait que la proctologie soit assez méconnue. Elle nécessite pourtant d’être particulièrement bien maîtrisée et en Suisse, seule une partie des chirurgien·ne·s généraux ou spécialisés en chirurgie viscérale et des gastro-entérologues peuvent prétendre la pratiquer. Par ailleurs, c’est une discipline médico-chirurgicale, donc une combinaison de deux disciplines.

  • Quelles sont les pathologies les plus fréquentes en proctologie et les personnes les plus touchées par ces pathologies ?

Dre Duvoisin : Les hémorroïdes sont courantes mais ne constituent pas toujours la pathologie principale chez nos patient·e·s. Il arrive ainsi que nous découvrions régulièrement, après consultation, d’autres pathologies telles que des fissures anales, des abcès, des fistules ainsi que, parfois, un prurit anal (démangeaisons). Les pathologies du plancher pelvien sont aussi assez fréquentes: descente d’organes, troubles de la continence, constipation chronique. Les dysplasies anales sont, quant à elles, plus fréquentes à la fois chez les jeunes et les populations HIV ou homosexuelles.

Dr Petermann : Tout le monde est touché: les plus jeunes de moins de 20 ans, chez qui on diagnostique des fissures anales, des hémorroïdes ou des infections. Les personnes âgées ont plutôt des problèmes fonctionnels : prolapsus rectal, constipation ou incontinence.

  • Quel est l’impact dans leur vie quotidienne ?

Dre Duvoisin : Cela dépend des pathologies mais globalement les gens sont souvent gênés d’en parler. Les troubles du périnée peuvent être relativement handicapants pour les personnes plus âgé·e·s qui n’arrivent plus à sortir de chez elles, par crainte de l’incontinence. Chez les plus jeunes, on parvient le plus souvent à trouver des remèdes qui soulagent rapidement les patient·e·s, en quelques jours. Par contre, certaines pathologies ont parfois un impact prononcé sur la vie professionnelle. C’est le cas plus particulièrement pour les fistules et l’incontinence anale.

Dr Petermann : Comme la fonction défécatoire (selles) fait partie du quotidien, ces pathologies ont un impact sur plusieurs plans, qu’il ne faut pas négliger. Certains symptômes peuvent se répéter sur des mois voire des années, notamment dans le cas des fistules ou des abcès para-anaux. Les patient·e·s concerné·e·s ont des arrêts de travail répétitifs, ce qui peut générer des soucis avec les employeurs. Une bonne communication et prise en charge permettent toutefois d’éviter la spirale des arrêts de travail à répétition. Dans la vie quotidienne, ces pathologies touchent à l’intimé des patient·e·s, notamment la vie sexuelle ; cela génère donc de l’inconfort et une gêne qui ne sont pas négligeables. Ce sont des points que l’on aborde donc avec les patient·e·s.

  • Comment accompagnez-vous vos patient·e·s dans la prise en soins et le suivi au ProctoCentre ?

Dre Duvoisin : Lors d’un premier rendez-vous, nous effectuons une anamnèse qui permet de récolter des informations sur d’autres pathologies potentielles, ainsi que la médication du patient. Ensuite, nous faisons un examen soit sur le côté, soit sur une chaise gynécologique. Selon les demandes, on peut faire un examen interne appelé anuscopie. Nous sommes également équipés pour faire une échographie endo-anale, ainsi que des interventions simples en urgence ou non, en anesthésie locale.

Après le premier rendez-vous, nous suivons et nous revoyons nos patient·e·s, en essayant d’impliquer d’autres disciplines qui pourraient nous donner un avis sur la pathologie si besoin. A l’Hôpital de Morges, nous participons à des colloques interdisciplinaires sur les problèmes d’incontinence et de plancher pelvien pour partager et discuter de certains cas qui nécessitent d’autres avis. Ce colloque nous donne  l’opportunité de partager nos expériences avec des stomathérapeutes, des diététiciennes, des chirurgiens, des gastro-entérologues, des urologues et des physiothérapeutes. Nous trouvons ainsi les solutions les plus adaptées pour répondre aux besoins de nos patient·e·s.

Dr Petermann : Nous avons réussi à instaurer avec nos patient·e·s un climat de confiance en très peu de temps, depuis l’ouverture du ProctoCentre (janvier 2020). Comme nous les examinons au niveau de l’anus, nous avons à cœur de les mettre à l’aise et d’adapter au mieux le traitement et le suivi à leurs pathologies. Nous n’allons donc pas forcément les opérer en pratiquant un geste invasif : la zone de l’anus et du rectum est délicate, il faut éviter des gestes inutiles. Une évaluation précise, spécialisée est donc importante pour délivrer le bon traitement à nos patient·e·s.

Grâce à l’équipement moderne et à l’architecture de notre bâtiment, nous arrivons à évaluer les patient·e·s dans les meilleures conditions possibles. Par ailleurs, le fait que nous soyons deux spécialistes des deux genres nous permet de nous adapter aux préférences des patient·e·s.

  • Quels sont les moyens ou outils dont vous disposez pour améliorer le confort des patient·e·s ?

Dre Duvoisin : Nous aimerions réunir d’autres disciplines au ProctoCentre, notamment pouvoir proposer de la physiothérapie du périnée pour un suivi global et général des patient·e·s, également avec le gastroentérologue. Nous envisageons également de proposer des consultations en diététique et en stomathérapie. Au niveau du matériel, nous avons tout l’équipement nécessaire et aimerions prochainement pouvoir nous doter des équipements pour effectuer des manométries ano-rectales (mesure des pressions).

Dr Petermann : Le ProctoCentre bénéficie d’un plateau technique ultra-moderne et de l’utilisation des dernières techniques de pointe dans le domaine de la proctologie. Nous sommes notamment dotés d’un anuscope à haute résolution pour la détection des dysplasies de l’anus. Il s’agit d’un véritable microscope qui permet d’analyser très finement la muqueuse de l’anus. Il permet également de faire des gestes ciblés sous microscope pour traiter d’éventuelles lésions, de les suivre et de les documenter de manière digitale, par photo. C’est une technologie récente. L’offre de la neuromodulation sacrée pour l’incontinence est un des axes de développement en cours d’expansion.

Le ProctoCentre c’est :

  • des consultations sur rendez-vous, ouvertes tous les jours, sauf le mercredi
  • des consultations en différentes langues, selon les langues parlées par les spécialistes : français, espagnol, anglais (Dre Duvoisin) et français, anglais, allemand (Dr Petermann)
  • une prise de rendez-vous par email, par téléphone, en vous rendant sur place (coordonnées ici).

Photo : © Maud Guye-Vuillème pour l'EHC

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