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Nouvelle consultation en oncogériatrie à l’Ensemble Hospitalier de la Côte

Une nouvelle consultation ambulatoire en oncogériatrie est proposée par l’Ensemble Hospitalier de la Côte. A l’initiative de la Dre Nicole Doser, médecin cheffe en gériatrie à l'EHC, les patient·e·s de plus de 70 ans atteint·e·s d’un cancer qui suivent – ou vont suivre  – un traitement oncologique bénéficieront ainsi d’une prise en charge personnalisée. La consultation, ouverte une matinée par semaine à l’Hôpital de Morges, comprend à la fois un dépistage et un bilan qui permettent de personnaliser les soins selon les besoins des patient·e·s.

Du dépistage au bilan, pour une adaptation du traitement

L’ouverture de la consultation en oncogériatrie à l’Hôpital de Morges est l’aboutissement de plusieurs années de démarches et de recherches médicales effectuées par la Dre Nicole Doser, en collaboration avec le Dr Lucien Perey, ancien oncologue à l’EHC qui vient de prendre sa retraite. Cette consultation, soutenue par l’équipe d’onco-hématologie, se déroule sur une base de deux étapes clés. D’abord, un dépistage avec un questionnaire dédié (aussi baptisé screening), permet de donner une image complète du patient et de déterminer s’il est considéré comme vulnérable ou non. Si le résultat s’avère positif, une évaluation gériatrique complète est menée pour permettre d’estimer son espérance de vie et de voir si le patient supportera des traitements oncologiques. Cette évaluation multidimensionnelle prend en compte les risques d’une chimiothérapie, les comorbidités, les désirs des patient·e·s, les risques et les complications possibles. Un bilan avec l’oncologue permet ensuite de déterminer quelle prise en charge est adaptée, de manière personnalisée, selon les aptitudes cognitives et les ressources des patient·e·s. Enfin, suivant les cas, le traitement est ajusté (dosage des médicaments, besoins particuliers) tandis qu’une réévaluation peut se faire pendant le suivi.

Des changements dans la prise en charge des patient·e·s

Selon des études, de telles démarches permettent un changement dans la prise en charge dans environ 21 % des cas, une proportion non négligeable chez les personnes âgées. Selon la Dre Doser « L’adaptation d’un traitement est d’autant plus importante qu’il tient compte de l’hétérogénéité de ce groupe de patient·e·s et de la fragilité de certains d’entre eux, tout en sachant que l’âge biologique et l’âge chronologique diffèrent d’un·e patient·e à un·e autre. » L’existence de cette consultation est le résultat d’une sensibilisation progressive de l’équipe d’oncologie médicale et d’onco-hématologie à la fragilité et à la complexité de la prise en charge des personnes âgées.

De nouvelles thérapies pour augmenter les chances de survie

L’initiative d’ouvrir une consultation en oncogériatrie part à la fois d’un chiffre-clé et d’un constat. On évalue à l’heure actuelle, à 44 %, la proportion de personnes âgées atteintes d’un cancer. En Suisse, près de la moitié des diagnostics de nouveaux cancers concernent des patient·e·s de plus de 70 ans. Or, le « tsunami gris », c’est-à-dire le vieillissement des baby-boomers, amène le système de santé à trouver des solutions adaptées. Les seniors étant également plus à même d’être atteint·e·s de comorbidités (présence d'un ou de plusieurs troubles associés à un trouble ou une maladie primaire) l’idée est d’adopter des thérapies adaptées pour augmenter les chances de survie lors des traitements pour le cancer.

 

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" Notre rôle principal a surtout été de rassurer et d’informer les patient·e·s atteint·e·s du CoVID-19 "

Eclairage sur le métier des infirmier·ère·s de liaison qui jouent un rôle essentiel dans cette période de pandémie. Ces derniers garantissent aux patient·e·s, l’accès aux structures de soins appropriées lors d’un retour à domicile ou d’une entrée en court ou long séjour, depuis l’hôpital. Dominique Rateau Montilla et Jacqueline Labhard, infirmières de liaison à l’EHC, témoignent sur leurs expériences et défis liés au CoVID-19.

  • Quel a été votre rôle à l’EHC et quels liens avez-vous assuré durant cette crise ?

D.R.M : Notre rôle principal a été d’informer et de communiquer auprès d’une patientèle qui n’avait pas l’habitude de fréquenter les hôpitaux, dans un contexte d’urgence et de symptomatologie marquée. Les circonstances étaient assez anxiogènes, dues au confinement à l’Hôpital de Morges et à la rupture des contacts avec leurs proches. Nous étions le trait d’union avec l’extérieur, après un séjour dans les unités intensives. De nombreux patient·e·s – y compris jeunes – avaient une grande appréhension vis-à-vis du retour à la maison en quittant le cocon sécurisé de l’hôpital. D’autre part, ces personnes n’avaient pas forcément l’habitude de bénéficier de prestations à domicile. Il a fallu les rassurer, les informer et leur expliquer ce qui pouvait être mis en place à la suite de leur hospitalisation. Nous avons dû beaucoup communiquer avec eux et avec leurs proches.

J.L: Pour l’accompagnement des patient·e·s plus âgé·e·s, nous avons pu renforcer nos collaborations avec le Centre de Traitement et de Réadaptation (CTR) de l’Hôpital de Gilly, les autres CTR et les cliniques privées. L’objectif était, dans le contexte de pandémie, de permettre aux patient·e·s de quitter rapidement l’Hôpital de Morges pour rejoindre ces lieux. Nous avons développé de très belles collaborations avec ces entités, qui ont répondu rapidement aux différents besoins, ainsi qu’avec tous les prestataires de soins de la région et les établissements privés.

  • Quels ont été vos défis en tant qu’infirmières de liaison ?

D.R.M : Dès le départ de la pandémie, nous avons pensé aux patient·e·s atteint·e·s du CoVID-19, en confinement extrême, et à leurs difficultés respiratoires. Nous ne connaissions pas l’ampleur de la première vague et nous observions ce qui se passait dans les pays voisins. Heureusement, nous étions prêt·e·s à l’EHC et nous avons pu bénéficier de l’harmonie et du confort lié à la force de nos collaborations.

J.L: Même si nous étions confiant·e·s car suffisamment préparé·e·s à l’EHC, notre crainte était surtout de ne pas savoir si on allait tenir le coup. Notre défi constant était surtout de trouver des solutions d’accompagnement pour nos patient·e·s à leur sortie de l’hôpital. Nous avons dû également redoubler de précautions avec nos proches, en sachant que nous pouvions être porteuses du CoVID-19. J’ai également dû, durant cette période, assurer en tant que proche aidante, l’accompagnement de certains de mes proches atteint·e·s du Coronavirus.

  • Un témoignage, une anecdote marquante à partager ?

D.R.M  et JL: Nous avons eu plusieurs couples de patient·e·s, dont un dans la quarantaine qui avait un entourage très restreint. Nous avons pu les réunir dans une même chambre, grâce à l’aménagement de l’unité CoVID-19 et nous leur avons expliqué toutes les démarches possibles, après la sortie de l’Hôpital de Morges ainsi que les recommandations d’isolement, ce qui les a rassurés.

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Parlons proctologie avec la Dre Duvoisin et le Dr Petermann

Incontinence, douleurs et saignements au niveau de l’anus sont relativement fréquents et touchent toutes les catégories de la population. Ils occasionnent de l’inconfort et de la gêne, ce qui fait que de nombreuses personnes attendent longtemps avant de consulter. Or, ces symptômes ont, certes, un impact sur la qualité de vie, mais peuvent être soulagés. Le ProctoCentre, centre de proctologie de l’EHC qui a récemment ouvert ses portes à Bussigny, propose une prise en charge spécialisée et interdisciplinaire des différentes pathologies de la proctologie. Rencontre avec deux spécialistes en chirurgie qui accueillent quotidiennement les patient·e·s au ProctoCentre, la Dre Céline Duvoisin Córdoba et le Dr David Petermann.

  • Qu’est-ce que la proctologie en quelques mots ?

Dre Duvoisin : La proctologie rassemble l’ensemble des pathologies de l’anus et du rectum. Elle comprend notamment la maladie hémorroïdaire, l’incontinence anale, ainsi que d’autres pathologies moins connues du grand public: les fistules anales, les fissures anales, le prolapsus rectal, etc. Fréquemment, les médecins généralistes ne sont pas formés pour prendre en charge spécifiquement ces pathologies et ont du mal à les cibler. Ils nous envoient donc – ainsi que les gynécologues – des patient·e·s en consultation. D’autres patient·e·s viennent d’eux-mêmes au ProctoCentre.

Dr Petermann : Il s’agit d’une sous-spécialité de plusieurs branches d’où le fait que la proctologie soit assez méconnue. Elle nécessite pourtant d’être particulièrement bien maîtrisée et en Suisse, seule une partie des chirurgien·ne·s généraux ou spécialisés en chirurgie viscérale et des gastro-entérologues peuvent prétendre la pratiquer. Par ailleurs, c’est une discipline médico-chirurgicale, donc une combinaison de deux disciplines.

  • Quelles sont les pathologies les plus fréquentes en proctologie et les personnes les plus touchées par ces pathologies ?

Dre Duvoisin : Les hémorroïdes sont courantes mais ne constituent pas toujours la pathologie principale chez nos patient·e·s. Il arrive ainsi que nous découvrions régulièrement, après consultation, d’autres pathologies telles que des fissures anales, des abcès, des fistules ainsi que, parfois, un prurit anal (démangeaisons). Les pathologies du plancher pelvien sont aussi assez fréquentes: descente d’organes, troubles de la continence, constipation chronique. Les dysplasies anales sont, quant à elles, plus fréquentes à la fois chez les jeunes et les populations HIV ou homosexuelles.

Dr Petermann : Tout le monde est touché: les plus jeunes de moins de 20 ans, chez qui on diagnostique des fissures anales, des hémorroïdes ou des infections. Les personnes âgées ont plutôt des problèmes fonctionnels : prolapsus rectal, constipation ou incontinence.

  • Quel est l’impact dans leur vie quotidienne ?

Dre Duvoisin : Cela dépend des pathologies mais globalement les gens sont souvent gênés d’en parler. Les troubles du périnée peuvent être relativement handicapants pour les personnes plus âgé·e·s qui n’arrivent plus à sortir de chez elles, par crainte de l’incontinence. Chez les plus jeunes, on parvient le plus souvent à trouver des remèdes qui soulagent rapidement les patient·e·s, en quelques jours. Par contre, certaines pathologies ont parfois un impact prononcé sur la vie professionnelle. C’est le cas plus particulièrement pour les fistules et l’incontinence anale.

Dr Petermann : Comme la fonction défécatoire (selles) fait partie du quotidien, ces pathologies ont un impact sur plusieurs plans, qu’il ne faut pas négliger. Certains symptômes peuvent se répéter sur des mois voire des années, notamment dans le cas des fistules ou des abcès para-anaux. Les patient·e·s concerné·e·s ont des arrêts de travail répétitifs, ce qui peut générer des soucis avec les employeurs. Une bonne communication et prise en charge permettent toutefois d’éviter la spirale des arrêts de travail à répétition. Dans la vie quotidienne, ces pathologies touchent à l’intimé des patient·e·s, notamment la vie sexuelle ; cela génère donc de l’inconfort et une gêne qui ne sont pas négligeables. Ce sont des points que l’on aborde donc avec les patient·e·s.

  • Comment accompagnez-vous vos patient·e·s dans la prise en soins et le suivi au ProctoCentre ?

Dre Duvoisin : Lors d’un premier rendez-vous, nous effectuons une anamnèse qui permet de récolter des informations sur d’autres pathologies potentielles, ainsi que la médication du patient. Ensuite, nous faisons un examen soit sur le côté, soit sur une chaise gynécologique. Selon les demandes, on peut faire un examen interne appelé anuscopie. Nous sommes également équipés pour faire une échographie endo-anale, ainsi que des interventions simples en urgence ou non, en anesthésie locale.

Après le premier rendez-vous, nous suivons et nous revoyons nos patient·e·s, en essayant d’impliquer d’autres disciplines qui pourraient nous donner un avis sur la pathologie si besoin. A l’Hôpital de Morges, nous participons à des colloques interdisciplinaires sur les problèmes d’incontinence et de plancher pelvien pour partager et discuter de certains cas qui nécessitent d’autres avis. Ce colloque nous donne  l’opportunité de partager nos expériences avec des stomathérapeutes, des diététiciennes, des chirurgiens, des gastro-entérologues, des urologues et des physiothérapeutes. Nous trouvons ainsi les solutions les plus adaptées pour répondre aux besoins de nos patient·e·s.

Dr Petermann : Nous avons réussi à instaurer avec nos patient·e·s un climat de confiance en très peu de temps, depuis l’ouverture du ProctoCentre (janvier 2020). Comme nous les examinons au niveau de l’anus, nous avons à cœur de les mettre à l’aise et d’adapter au mieux le traitement et le suivi à leurs pathologies. Nous n’allons donc pas forcément les opérer en pratiquant un geste invasif : la zone de l’anus et du rectum est délicate, il faut éviter des gestes inutiles. Une évaluation précise, spécialisée est donc importante pour délivrer le bon traitement à nos patient·e·s.

Grâce à l’équipement moderne et à l’architecture de notre bâtiment, nous arrivons à évaluer les patient·e·s dans les meilleures conditions possibles. Par ailleurs, le fait que nous soyons deux spécialistes des deux genres nous permet de nous adapter aux préférences des patient·e·s.

  • Quels sont les moyens ou outils dont vous disposez pour améliorer le confort des patient·e·s ?

Dre Duvoisin : Nous aimerions réunir d’autres disciplines au ProctoCentre, notamment pouvoir proposer de la physiothérapie du périnée pour un suivi global et général des patient·e·s, également avec le gastroentérologue. Nous envisageons également de proposer des consultations en diététique et en stomathérapie. Au niveau du matériel, nous avons tout l’équipement nécessaire et aimerions prochainement pouvoir nous doter des équipements pour effectuer des manométries ano-rectales (mesure des pressions).

Dr Petermann : Le ProctoCentre bénéficie d’un plateau technique ultra-moderne et de l’utilisation des dernières techniques de pointe dans le domaine de la proctologie. Nous sommes notamment dotés d’un anuscope à haute résolution pour la détection des dysplasies de l’anus. Il s’agit d’un véritable microscope qui permet d’analyser très finement la muqueuse de l’anus. Il permet également de faire des gestes ciblés sous microscope pour traiter d’éventuelles lésions, de les suivre et de les documenter de manière digitale, par photo. C’est une technologie récente. L’offre de la neuromodulation sacrée pour l’incontinence est un des axes de développement en cours d’expansion.

Le ProctoCentre c’est :

  • des consultations sur rendez-vous, ouvertes tous les jours, sauf le mercredi
  • des consultations en différentes langues, selon les langues parlées par les spécialistes : français, espagnol, anglais (Dre Duvoisin) et français, anglais, allemand (Dr Petermann)
  • une prise de rendez-vous par email, par téléphone, en vous rendant sur place (coordonnées ici).

Photo : © Maud Guye-Vuillème pour l'EHC

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Parlons proctologie avec la Dre Duvoisin et le Dr Petermann

Incontinence, douleurs et saignements au niveau de l’anus sont relativement fréquents et touchent toutes les catégories de la population. Ils occasionnent de l’inconfort et de la gêne, ce qui fait que de nombreuses personnes attendent longtemps avant de consulter. Or, ces symptômes ont, certes, un impact sur la qualité de vie, mais peuvent être soulagés. Le ProctoCentre, centre de proctologie de l’EHC qui a récemment ouvert ses portes à Bussigny, propose une prise en charge spécialisée et interdisciplinaire des différentes pathologies de la proctologie. Rencontre avec deux spécialistes en chirurgie qui accueillent quotidiennement les patient·e·s au ProctoCentre, la Dre Céline Duvoisin Córdoba et le Dr David Petermann.

  • Qu’est-ce que la proctologie en quelques mots ?

Dre Duvoisin : La proctologie rassemble l’ensemble des pathologies de l’anus et du rectum. Elle comprend notamment la maladie hémorroïdaire, l’incontinence anale, ainsi que d’autres pathologies moins connues du grand public: les fistules anales, les fissures anales, le prolapsus rectal, etc. Fréquemment, les médecins généralistes ne sont pas formés pour prendre en charge spécifiquement ces pathologies et ont du mal à les cibler. Ils nous envoient donc – ainsi que les gynécologues – des patient·e·s en consultation. D’autres patient·e·s viennent d’eux-mêmes au ProctoCentre.

Dr Petermann : Il s’agit d’une sous-spécialité de plusieurs branches d’où le fait que la proctologie soit assez méconnue. Elle nécessite pourtant d’être particulièrement bien maîtrisée et en Suisse, seule une partie des chirurgien·ne·s généraux ou spécialisés en chirurgie viscérale et des gastro-entérologues peuvent prétendre la pratiquer. Par ailleurs, c’est une discipline médico-chirurgicale, donc une combinaison de deux disciplines.

  • Quelles sont les pathologies les plus fréquentes en proctologie et les personnes les plus touchées par ces pathologies ?

Dre Duvoisin : Les hémorroïdes sont courantes mais ne constituent pas toujours la pathologie principale chez nos patient·e·s. Il arrive ainsi que nous découvrions régulièrement, après consultation, d’autres pathologies telles que des fissures anales, des abcès, des fistules ainsi que, parfois, un prurit anal (démangeaisons). Les pathologies du plancher pelvien sont aussi assez fréquentes: descente d’organes, troubles de la continence, constipation chronique. Les dysplasies anales sont, quant à elles, plus fréquentes à la fois chez les jeunes et les populations HIV ou homosexuelles.

Dr Petermann : Tout le monde est touché: les plus jeunes de moins de 20 ans, chez qui on diagnostique des fissures anales, des hémorroïdes ou des infections. Les personnes âgées ont plutôt des problèmes fonctionnels : prolapsus rectal, constipation ou incontinence.

  • Quel est l’impact dans leur vie quotidienne ?

Dre Duvoisin : Cela dépend des pathologies mais globalement les gens sont souvent gênés d’en parler. Les troubles du périnée peuvent être relativement handicapants pour les personnes plus âgé·e·s qui n’arrivent plus à sortir de chez elles, par crainte de l’incontinence. Chez les plus jeunes, on parvient le plus souvent à trouver des remèdes qui soulagent rapidement les patient·e·s, en quelques jours. Par contre, certaines pathologies ont parfois un impact prononcé sur la vie professionnelle. C’est le cas plus particulièrement pour les fistules et l’incontinence anale.

Dr Petermann : Comme la fonction défécatoire (selles) fait partie du quotidien, ces pathologies ont un impact sur plusieurs plans, qu’il ne faut pas négliger. Certains symptômes peuvent se répéter sur des mois voire des années, notamment dans le cas des fistules ou des abcès para-anaux. Les patient·e·s concerné·e·s ont des arrêts de travail répétitifs, ce qui peut générer des soucis avec les employeurs. Une bonne communication et prise en charge permettent toutefois d’éviter la spirale des arrêts de travail à répétition. Dans la vie quotidienne, ces pathologies touchent à l’intimé des patient·e·s, notamment la vie sexuelle ; cela génère donc de l’inconfort et une gêne qui ne sont pas négligeables. Ce sont des points que l’on aborde donc avec les patient·e·s.

  • Comment accompagnez-vous vos patient·e·s dans la prise en soins et le suivi au ProctoCentre ?

Dre Duvoisin : Lors d’un premier rendez-vous, nous effectuons une anamnèse qui permet de récolter des informations sur d’autres pathologies potentielles, ainsi que la médication du patient. Ensuite, nous faisons un examen soit sur le côté, soit sur une chaise gynécologique. Selon les demandes, on peut faire un examen interne appelé anuscopie. Nous sommes également équipés pour faire une échographie endo-anale, ainsi que des interventions simples en urgence ou non, en anesthésie locale.

Après le premier rendez-vous, nous suivons et nous revoyons nos patient·e·s, en essayant d’impliquer d’autres disciplines qui pourraient nous donner un avis sur la pathologie si besoin. A l’Hôpital de Morges, nous participons à des colloques interdisciplinaires sur les problèmes d’incontinence et de plancher pelvien pour partager et discuter de certains cas qui nécessitent d’autres avis. Ce colloque nous donne  l’opportunité de partager nos expériences avec des stomathérapeutes, des diététiciennes, des chirurgiens, des gastro-entérologues, des urologues et des physiothérapeutes. Nous trouvons ainsi les solutions les plus adaptées pour répondre aux besoins de nos patient·e·s.

Dr Petermann : Nous avons réussi à instaurer avec nos patient·e·s un climat de confiance en très peu de temps, depuis l’ouverture du ProctoCentre (janvier 2020). Comme nous les examinons au niveau de l’anus, nous avons à cœur de les mettre à l’aise et d’adapter au mieux le traitement et le suivi à leurs pathologies. Nous n’allons donc pas forcément les opérer en pratiquant un geste invasif : la zone de l’anus et du rectum est délicate, il faut éviter des gestes inutiles. Une évaluation précise, spécialisée est donc importante pour délivrer le bon traitement à nos patient·e·s.

Grâce à l’équipement moderne et à l’architecture de notre bâtiment, nous arrivons à évaluer les patient·e·s dans les meilleures conditions possibles. Par ailleurs, le fait que nous soyons deux spécialistes des deux genres nous permet de nous adapter aux préférences des patient·e·s.

  • Quels sont les moyens ou outils dont vous disposez pour améliorer le confort des patient·e·s ?

Dre Duvoisin : Nous aimerions réunir d’autres disciplines au ProctoCentre, notamment pouvoir proposer de la physiothérapie du périnée pour un suivi global et général des patient·e·s, également avec le gastroentérologue. Nous envisageons également de proposer des consultations en diététique et en stomathérapie. Au niveau du matériel, nous avons tout l’équipement nécessaire et aimerions prochainement pouvoir nous doter des équipements pour effectuer des manométries ano-rectales (mesure des pressions).

Dr Petermann : Le ProctoCentre bénéficie d’un plateau technique ultra-moderne et de l’utilisation des dernières techniques de pointe dans le domaine de la proctologie. Nous sommes notamment dotés d’un anuscope à haute résolution pour la détection des dysplasies de l’anus. Il s’agit d’un véritable microscope qui permet d’analyser très finement la muqueuse de l’anus. Il permet également de faire des gestes ciblés sous microscope pour traiter d’éventuelles lésions, de les suivre et de les documenter de manière digitale, par photo. C’est une technologie récente. L’offre de la neuromodulation sacrée pour l’incontinence est un des axes de développement en cours d’expansion.

Le ProctoCentre c’est :

  • des consultations sur rendez-vous, ouvertes tous les jours, sauf le mercredi
  • des consultations en différentes langues, selon les langues parlées par les spécialistes : français, espagnol, anglais (Dre Duvoisin) et français, anglais, allemand (Dr Petermann)
  • une prise de rendez-vous par email, par téléphone, en vous rendant sur place (coordonnées ici).

Photo : © Maud Guye-Vuillème pour l'EHC

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Liens entre nos résident·e·s et leurs proches assurés autant que possible

Selon les dernières directives du canton, nos EMS sont fermés et les visites non autorisées. Toutefois, nos résident·e·s ont besoin de conserver des contacts avec leurs familles et proches.

Voilà pourquoi nous avons pris des dispositions pour organiser des échanges virtuels via le téléphone ou des applications comme Skype ou WhatsApp. Contactez-nous par téléphone ou par courriel, tous les jours de 10h00 à 17h00 :

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Journée mondiale du rein

Le Centre de dialyse et le Service de néphrologie de l’EHC se joignent à la campagne mondiale de sensibilisation aux maladies du rein, qui a lieu ce jeudi 12 mars 2020. L’insuffisance rénale, maladie dite « silencieuse », affecte environ 350'000 personnes en Suisse dont 30’000 souffrent d’une atteinte que l’on qualifie de « sévère ». Le Centre de dialyse de l’EHC accueille, depuis novembre 2019, ses patient·e·s dans un nouvel espace moderne et entièrement rénové.

10 ans de dialyse à l’EHC et un nouveau Centre de dialyse

L’EHC célèbre cette année les 10 ans de la dialyse, en offrant notamment à ses patient·e·s depuis quelques mois un tout nouveau confort au sein de son Centre de dialyse. Avec son design unique et son ergonomie exceptionnelle, ce dernier dispose d’une surface de quelque 350m² et d’une magnifique vue sur les Alpes et le lac Léman. Il bénéficie en outre d’équipements de pointe, d’horaires d’ouverture étendus (6 jours par semaine) et de 13 postes d’hémodialyse, pour répondre aux besoins des patient·e·s. Certain·e·s d’entre eux, dans les cas les plus graves, doivent effectivement se rendre trois fois par semaine pour bénéficier d’une hémodialyse durant quatre heures. « Il faut se rendre compte que ces personnes doivent aménager leur vie autour de la dialyse » explique Michael Rissoan, infirmier chef du Centre de dialyse de l’EHC. Avec ses équipements, le Centre de dialyse garantit une excellente qualité dans la prise en charge et le bien-être des patient·e·s tout en répondant aux meilleurs standards en termes de confort et de sécurité.

L’insuffisance rénale en quelques mots

Les reins sont au cœur du traitement des déchets produits par notre organisme et transportés par le sang. Ils trient et éliminent les toxines par les urines. Organes complexes, ils gèrent la concentration de minéraux dans le sang, aident à réguler la tension artérielle et soutiennent la transformation de la vitamine D dans son rôle d’absorbeur de calcium. L’insuffisance rénale diminue progressivement et de manière définitive ces fonctions essentielles du rein. Petit à petit, ils cessent d’éliminer et d’épurer les déchets de l’organisme. Maladie dite « silencieuse », elle évolue jusqu’à un stade bien avancé avant que les patient·e·s en ressentent les symptômes et est souvent détectée tardivement. Lors d’une insuffisance rénale, la dialyse se substitue alors au rôle du rein et nettoie le sang afin d’en éliminer les toxines.

Un dépistage précoce pour préserver les reins

Le dépistage se fait par des analyses de sang ou d’urine et plus il est effectué tôt, plus il permet de ralentir l’insuffisance rénale voire d’éviter qu’elle continue jusqu’à un point irréversible, où la dialyse et la greffe sont les seules alternatives possibles. Les personnes souffrant d’hypertension artérielle, de néphrites ou de diabètes sont particulièrement vulnérables à une insuffisance rénale. Lorsque la fonction rénale est réduite au moins à 15 %, il nécessaire de la remplacer, soit par l’hémodialyse (en milieu hospitalier), la dialyse péritonéale (à domicile) ou par une transplantation rénale. Pour prévenir l’insuffisance rénale, faites-vous dépister et suivez les recommandations d’hygiène de vie de votre médecin-traitant. 

Liens utiles :

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Journée de la femme 2020

A l'occasion de la journée de la femme en cette année internationale des sages-femmes et du personnel infirmier, nous souhaitons saluer nos collaboratrices qui représentent près de 80% de notre personnel et les remercier pour leur engagement au quotidien au service de nos patient.e.s.

À l’instar de 34 entreprises, l’EHC s’est engagé en 2019 pour l’égalité salariale en signant la Charte pour l’égalité salariale dans les organisations proches du secteur public.

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Journée des malades

 Ne vous arrêtez pas à ma maladie ! A l’occasion de la journée des malades, nous mettons les personnes souffrant d’une maladie au cœur de nos pensées et les applaudissons pour leur courage. Selon le rapport national de la santé de 2015, 2,2 millions de personnes souffrent d’une maladie chronique en Suisse.

L’EHC soutient la mission de l’association de la Journée des malades : sensibiliser le public aux personnes souffrant de maladies chroniques ou atteintes d’un handicap et présenter leur quotidien sous un autre angle.

Actif depuis 30 ans, le Centre d’antalgie de l’EHC traite et évalue différents type de douleurs chroniques et post-opératoires, apportant aux patients des techniques et thérapies de pointe cherchant à améliore leur qualité de vie.

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Un accompagnement personnalisé proposé par l’EHC aux personnes concernées par les troubles de la mémoire

Doté d’une offre unique dans le canton de Vaud, le Centre d’Accueil Temporaire (CAT) Mémoire de l’EHC accueille les personnes qui sont aiguillées par le Centre Mémoire de la Côte et pour lesquelles un début de maladie d’Alzheimer ou d’autres troubles apparentés ont été diagnostiqués. Avec l’ouverture d’un nouveau lieu d’accueil à Rolle, depuis début février 2020, son offre se situe dans la continuité de l’accompagnement proposé depuis plus de 15 ans par l’EHC, qui comporte à la fois un accueil « standard » des bénéficiaires et un accueil spécifique dédié aux personnes concernées par les troubles de la mémoire.

Le CAT Mémoire, une offre  au service de la mémoire et de la vie sociale

«  Dans le contexte actuel de vieillissement de la population vaudoise, le CAT Mémoire répond directement aux enjeux sanitaires qui y sont étroitement liés, en proposant des prestations ciblées pour les personnes concernées par les troubles de la mémoire » explique André Jordan, Directeur de l’hébergement à l’EHC. «  Il permet notamment aux bénéficiaires de ses prestations de rester le plus longtemps possible à domicile, tout en leur permettant de maintenir les liens sociaux et d’entraîner leurs capacités cognitives.  »

Consciente des enjeux du vieillissement et en ayant à cœur de leur offrir un accompagnement adapté, la Direction de l’EHC et celle du Département hébergement de l’EHC concrétisent des projets menés sur le long terme. S’inscrivant ainsi pleinement dans une stratégie cantonale, le développement du CAT Mémoire de l’EHC – qui s’est étendu d’Aubonne à Morges, et dès février à Rolle – en fait partie. Pièce maîtresse du réseau d’établissements de l’EHC, il consiste dorénavant en ces trois lieux d’accueil qui couvrent une large région, pour répondre aux besoins de la population. Dès février 2020, pour les bénéficiaires du CAT Mémoire de Rolle, les activités se dérouleront ainsi dans les locaux du CAT « Le Maupas » de la Fondation Belle Saison, qui a ouvert ses portes en décembre 2019. Une journée portes ouvertes sera organisée pour la nouvelle structure à Rolle, dans le courant du mois d’avril 2020, afin de présenter à la population les bienfaits de ce projet et de la collaboration avec l’EHC.

Objectif : des compétences professionnelles au service des bénéficiaires et leurs proches

Le CAT Mémoire de l’EHC offre à ses bénéficiaires un accompagnement spécifique et personnalisé. L’entraînement régulier de leurs capacités cognitives de même qu’une vie sociale animée, par le biais d’un programme d’activités riches et stimulantes et des activités mémoire personnalisées, font partie de l’éventail de prestations proposées. Les proches des bénéficiaires des prestations du CAT sont quant à eux intégrés de manière continue dans la démarche dès l’admission des bénéficiaires et dans le cadre de la définition de leur projet d’accompagnement personnalisé. Des rencontres thématiques sont notamment proposées aux proches afin de leur offrir du soutien dans leur rôle d’accompagnant·e. L’approche adéquate des bénéficiaires souffrant de troubles de la mémoire est également assurée  par l’encadrement des équipes professionnelles et leur collaboration étroite avec la neuropsychologue, Alexia Deslex Maspero. L’objectif principal étant d’adapter les activités cognitives au plus près des besoins des bénéficiaires en ajustant l’entraînement cognitif en fonction de l’évolution des troubles cognitifs grâce à des exercices adaptés et ciblés.

Une coordination entre acteurs de la région

«  L’offre du CAT Mémoire est importante dans le réseau médico-social de la Côte car elle constitue un point d’ancrage et de relai dans des situations de vie sensibles et pour lesquelles il y a encore peu d’offre ambulatoire spécifique  » explique Olivier Talon, Responsable socio-culturel et SAMS (Structures d’accompagnement médico-sociales) au Département hébergement de l’EHC. Elle s’inscrit effectivement dans le cadre d’un partenariat, réalisé avec le Centre de la mémoire à Rolle et plus largement en collaboration avec les institutions du Réseau Santé La Côte et les médecins généralistes de la région.

© photo : Maud Guye-Vuillème pour l'EHC

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Portes ouvertes organisées au Centre médical de Bussigny

L’Ensemble Hospitalier de la Côte (EHC) convie la population de la région aux portes ouvertes de son tout nouveau Centre médical à Bussigny, le samedi 1er février 2020 entre 10h00 et 14h00. Une belle opportunité offerte à tout un chacun de découvrir un centre médical de proximité, au design moderne et de rencontrer les équipes médicales qui accueilleront les patient·e·s.

Le Centre médical de Bussigny a ouvert récemment ses portes, le lundi 13 janvier dernier. Il affichait déjà quelque 200 rendez-vous pour des consultations avant même d’ouvrir, répondant aux besoins des futur·e·s patient·e·s de la région, en témoignant ainsi d’un beau démarrage pour l’EHC en ce début d’année 2020.

Le tout nouveau centre comprend des cabinets de médecine générale et de médecine spécialisée ainsi qu’un centre de proctologie, le ProctoCentre.  Les cabinets réunissent :

  • des médecins généralistes dont une praticienne en hypnose médicale
  • des spécialistes FMH en orthopédie, en gynécologie, en gastro-entérologie et hépatologie
  • des chirurgiens
  • une spécialiste en endocrinologie et en diabétologie.

A l’occasion des portes ouvertes, chacun·e pourra ainsi rencontrer les équipes médicales et découvrir les espaces neufs du centre. L’événement est ouvert à toutes et à tous, petits et grands et une collation vous sera offerte pendant l’événement.

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